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Interview La Demeure du Pont

la demeure du pont

Coralie Delahaye, La Demeure du Pont

"Savoir s'informer et contourner les obstacles"

 

« J'ai toujours eu envie de créer ma boîte ! ». Pari réussi pour Coralie Delahaye, bientôt 29 ans, qui a su contourner l'obstacle de la jeunesse pour inventer La Demeure du Pont, une longère aménagée pour des réceptions privées à La Couyère, près de Janzé.

 

L'idée d'inventer un espace de réception lui est venue... au cours de la préparation de son mariage. « J'avais envie de créer mon entreprise mais je n'avais pas vraiment de projet en tête. C'est à l'occasion de mon mariage que j'ai percuté ».

 

Mais le projet se heurte à une première difficulté : ingénieur en informatique, Coralie travaille alors en région parisienne et les moyens financiers du couple ne lui permettent pas de trouver l'endroit rêvé dans cette région.

 

L'idée reste alors quelques mois dans les cartons avant de resurgir en 2009, en Ille-et-Vilaine.

 

« J'ai réalisé une étude de marché et un business plan grâce au site de l'APCE qui est très bien fait », explique la créatrice, ingénieur en informatique en CDD qui espère alors pouvoir se consacrer à temps plein à sa future activité.

 

Elle se rapproche également du service « création » de la CCIT Rennes Bretagne. « J'ai trouvé là un accompagnement formidable. Ils m'ont notamment présenté un expert-comptable avec lequel je travaille aujourd'hui, ainsi qu'un notaire et un avocat ».

 
C'est la première leçon de Coralie : « il ne faut pas hésiter à aller chercher de l'information, à reconnaître qu'on a pas réponse à tout. Quitte à se faire rembarrer, ce qui en fait n'arrive jamais ».

 
Coralie trouve ensuite la longère de ses rêves. Elle soumet son dossier de financement à six banques...et six refus.

 

« Je crois que mon âge jouait en ma défaveur, même s'ils ne le disaient pas. Et puis ils ne comprenaient pas que je quitte un emploi salarié rémunérateur pour une aventure où je gagnerai à peine le SMIC au départ. »

 
Coralie trouve la parade : d'activité principale, elle transforme son projet en une activité secondaire sous le statut de SARL et obtient 224 000 € de prêts pour l'acquisition de la longère et la constitution de la société, avec quelque 40 000 € d'apport personnel.

 
« Du coup, j'ai repris un emploi en CDI dans ma spécialité tout en faisant tourner la SARL. C'est sportif mais il n'y avait pas vraiment moyen de faire autrement ».

 

 
www.lademeuredupont.fr